Rester humain

Quand j’ai dit à ma femme que j’allais payer une cotisation annuelle à ENGAGE pour avoir le droit d’aider bénévolement des gens que je ne connais pas, elle m’a regardé d’un drôle d’air.

C’est vrai qu’à première vue, c’est bizarre, non ? On devrait plutôt être payés pour aider les gens, et non l’inverse.

Et pourtant.

L’empathie devient une denrée rare, comme l’uranium. Elle coûte cher à produire et elle se conserve mal. Jour après jour, notre faculté d’aimer les gens s’atténue. Notre bienveillance prend du gras. Nous nous replions sur nous-même. Nous perdons l’habitude d’être humain.

Et moi j’ai quarante ans et j’en ai marre de sentir mon cœur se dessécher comme un pruneau. Je veux me secouer l’humanisme. Je veux aider des projets avec des vrais morceaux de gens dedans, des gens qui veulent changer le monde, ceux qui ont la lumière qui brille dans le fond des yeux

Les porteurs de projet, cette espèce étrange. D’où viennent-ils ? Que cherchent-ils ? Surtout les jeunes, c’est émouvant. Excusez-moi, mais vouloir changer le monde, c’est quand même autre chose que les Goldman Sachs, Montebourg ou autre Monsanto. Autre chose que la rupture des business models ou l’uberisation des rentes.

Les porteurs de projet, c’est comme les petites fleurs qui poussent dans les fissures de l’asphalte. On a beau leur marcher dessus, ils sont indestructibles. A chaque fois ça surprend, et on se dit : « mais où vont-ils chercher ça ? ».

Alors chez ENGAGE, je les aide et ça me fait du bien. Je fais ce que je peux avec mes petits et grands moyens. Et puis je sors de là avec la pêche et l’envie de recommencer.

ENGAGE c’est comme un club de gym qui aide à rester humain.

0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire